La seconde guerre mondiale - la famille Folmard
Il se trouve à la sortie du village, coté Sainte Marguerite, route du Pair, une stèle érigée à la mémoire de Marcel et Georges Folmard, commémorée chaque année par la Commune.Marcel Folmard, né en 1898, était ébéniste d'art. Licencié pour militarisme syndical, il devint cafetier avec son épouse, à Saint-Dié, rue de la Ménantille. Mobilisé en 1939, prisonnier en Allemagne, il fut libéré après 9 mois de captivité en qualité d'ancien combattant de la guerre de 1914-18. Il entra alors en Résistance, dans le réseau "Résistance-Fer" et son café devint un refuge pour les réfractaires du STO, les évadés.
Le 03 Septembre 1944, sur dénonciation, la Gestapo fit une descente au café. Emmené au siège de la Gestapo de Saint-Dié (le château Burus), il fut abominablement torturé (ongles arrachés, mains écrasées, mâchoire fracturée par une balle), puis traîné encore vivant pas un cheval. Son corps sera découvert le lendemain à l'entrée de Saulcy par M. Desroses, cultivateur. Il n'avait pas parlé, et aucune arrestation dans son réseau ne suivit son martyr.
Georges Folmard est le fils aîné de Marcel et Marguerite. Instituteur en Haute-Saône, il fut appelé pour rejoindre les rangs du STO (Service de Travail Obligatoire). Réfractaire, il rejoignit le maquis de Belfortoù il devint Lieutenant FFI.
Fait prisonnier le 21 Septembre 1944, il fut déporté à Schirmeck, Dachau, Blechammer sur Oder, Auschwitz puis Gross-Rosen. A 22 ans, il mourra d'épuisement sur le bord du chemin en Février 1945, alors que les allemands évacuaient les camps pour fuir l'avance soviétique.
Durant sa période de résistance, il avait épousé Simone Terrier. Elle accouchera de Claude, leur fils, en Décembre 1944, sans l'avoir revu.
Marguerite Folmard, née Rouleau, était la femme de Marcel, et la mère de Georges et Odette. Aux cotés de son époux, elle résista à l'occupation allemande. Arrêtée en même temps que Marcel, elle fut transférée à Schirmeck puis déportée au camp de Gaggenau.
De retour en Avril 1945, elle retrouva sa fille Odette âgée de 10 ans et cachée par la voisine durant tout ce temps. Elle reprit un café restaurant où elle accueillit sa belle-fille Simone et son petit-fils, et s'engagea dans le monde associatif. En 1981, elle sera nommée Chevalier de la Légion d'Honneur. Elle est décédée en Décembre 1992.